14.04.2009

le bulletin municipal

Newlogo_Aumale0001.JPG"J’aime Aumale"

 

Un an,

 

La nouvelle mouture du bulletin municipal à un an.

 

Auparavant, l’édition précédente coûtait 5 000 €.  Au terme des déclarations de l’adjoint aux finances et, même si on peut légitimement en douter, la nouvelle édition coûterait 12 000 € !

 

Permettez-moi de vous poser deux questions, la première, en dehors de la dépense supplémentaire qu’il engendre, ce nouveau moyen colorisé de communication de la mairie vous apporte t-il  véritablement des informations ?

 

N’êtes-vous pas frappé par le fossé ou le paradoxe qui existe entre l’édito ou le mot du maire et les pages qui suivent avec la situation préoccupante d’Aumale ?

 

A aucun moment, les élus ne parlent "d'Emploi" ou de "travail" encore moins de développement économique. Oui, on nous parle de cadre agréable, de fleurs...voir d'oiseaux !

 

 

Certains esprits me diront le Maire parle d'emploi dans le bulletin d'avril 2009. Je répondrais, c'est la première fois ! De plus, dans son "mot", le premier magistrat finit par dire à la fin  le contraire du début.

 

 

Ainsi, il évoque la fermetures des commerces mais il demande de rester optimiste ! Puis, il parle des atouts d'Aumale avant de conclure....pour que toute l'économie locale se réveille !!

 

 

En réalité, entre tradition et dynamisme le maire avoue implicitement, qu'au cours de ces dernières années Aumale s’est endormie !   

  

 

Peut-on se satisfaire d’une équipe municipale qui, contrairement à d'autres, ne marque pas sa solidarité avec les salariés qui perdent leur emploi ou encore, ne recherche pas les conditions pour favoriser les créations d'emploi sur Aumale ?

 

 

Les fermetures d’usines, de commerces…ou les suppressions d’emploi comme l'instauration du chômage partiel sur Aumale seraient-il une question tabou ou plutôt est ce qu’elles ne susciteraient pas une forme d’indifférence , de désintérêt, des élus ?

 

 

La seconde porte sur le financement du bulletin, la municipalité déclarait que le surcoût n'impacterait pas sur le budget grâce aux recettes publicitaires. On peut donc considérer que le coût est supérieur à celui annoncé ( 12 000 €) mais surtout, que la publicité n'apporte rien en terme de recette. Pour preuve, elle a quasiment disparue du bulletin ! C'est donc les Aumalois qui paieront la note.

 

 

 © Jean-Marie MENDY mars 2009 -

 

 

 

 

 

08.04.2009

Augmentation injustifié

Une augmentation d’indemnité

                                                              …injustifiée !

 

Certain ont le plaisir de se voir augmenter de 172%, d’autres, ont le voit tous les jours, des dirigeants d’entreprises en difficultés ou non bénéficient de versement de bonus, de stock-options voir de parachutes ou de retraites dorées sans commune mesure avec le régime général.  

Dans le même ordre d'idée, voici une information dont la primeur devrait faire parler dans les coulisses des municipalités de notre canton. Virginie Lucot-Avril, adjointe d’Aumale et présidente de la communauté de commune a exigé - un an après son élection -  une augmentation assez substantielle de son indemnité pour la porter à 100% de l’indice. 

 

Jusqu’à présent, et comme son prédécesseur pour la même fonction, la présidente percevait 70% ! 

 

Personnellement, je trouve la démarche indécente et inique mais aussi excessive surtout au regard de la crise actuelle. 

 

Indécente, car normalement le mandat d’élu a une tradition de gratuité, ce qui explique qu'il ne soit pas, en tant que tel, rémunéré. Les élus doivent rester au service de la population et ne doivent pas être animés par la recherche systématique du montant maximal de leurs indemnités ! Cette volonté s’inscrit dans une volonté de " professionnaliser " son  mandat pour se dégager de toute activité professionnelle. Si certains élus se sentent accablés par les responsabilités, qu’ils les partagent.....

 

Elle est aussi inique, car les habitants du canton d’Aumale subissent de plein fouet la crise économique et, la crise sociale. Leur pouvoir d’achat est en berne quand il n’a pas chuté. D’un côté, nous avons des suppressions d’emplois massives, des mesures de  chômage technique pour une majorité et de l’autre, des revenus qui explosent pour une minorité ! Il ne faudrait pas confondre indemnités et salaires. Les sommes reçues au titre de l’indemnité présente le caractère d'une "compensation" pour le temps passé à s'occuper des affaires publiques. Il ne s'agit donc pas de "rémunérer" l'homme pour son action ou son travail, mais de lui permettre de subsister alors qu'il sacrifie une partie de son intérêt individuel à la défense de l'intérêt général. Si l’élu a le désire de gagner plus, il lui appartient de passer à autre chose !

 

De plus, exiger dans le même temps une revalorisation de son indemnité et une augmentation de la redevance des ordures ménagères, c’est nier la réalité des effets de la crise sur le porte-monnaie des ménages de ce canton. 

Ensuite, elle est excessive non seulement, au regard de la seule compétence exercé par la Communauté de commune : les déchets ménagers. Pour justifier l’augmentation la présidente affirme "ce travail de présidente me prend énormément de temps et en plus je forme la nouvelle secrétaire pour lui faire comprendre les mécanismes ".

 

L’argument peut faire sourire, la présidente de la communauté de commune n’a pas plus d’expérience au sein de cette collectivité et ce n’est pas comme adjointe aux Sports qu’elle a pu en acquérir une ! Par ailleurs, si le transfert de compétence vers le SIVOM puis la Communauté de commune a été accompagné  pour le contribuable à d’une " addition d’indemnités ", il n’y a pas eu dans le même temps de " soustraction d’indemnités" dans les communes !

 

De plus, il faut avoir le courage de le dire et informer les habitants du canton. Il n’y aura pas dans les prochains mois de création de zone d’activité à proximité de l’A 29. La présidente de la com’com d’Aumale vient de laisser passer l’opportunité d’acquérir un espace de cinquante hectares qui aurait pu être utilisé pour aménager un bassin d’emploi. On le voit, l’intérêt du canton comme la question de l’emploi ne constitue pas une priorité absolue pour la Communauté de communes d’Aumale ou alors elle ne me saute pas aux yeux.

 

Cela nous amène au constat du conseiller général, non seulement la suppléante du député méconnaît les demandeurs d’emploi du canton mais elle ignore également à quoi sert le sert le droit de préemption !

 

J’ajouterai, que pousser l’ironie à demander une augmentation de la redevance sans connaître le produit des futures négociations de l’appel d’offre qui devrait intervenir dans…deux ans est quelque part curieux.

 

Est-ce cela le devoir accompli ?

 

Enfin, les habitants du canton seront "heureux" d’apprendre que la législation fixe un  taux maximal de l’indemnité des élus. Dans le cas présent, elle est limitée à 41,25% de l’indice de 1015 pour une population totale comprise entre 3 500 à 9 999 habitants !

 

Dans ces conditions, l’augmentation n’est ni légitime ni justifiée.

 

© mars-avril 2009-Jean-Marie MENDY

 

30.03.2009

un député ambigüe

Un député…schizophrène

 

Si les Aumalois peuvent être inquiets par la municipalité mise en place par deux ou trois personnalités, dont le maire de Forges-les-Eaux, Les Forgions doivent se poser de sérieuses questions sur la pertinence et la cohérence du député-maire .

 

A l’heure où une crise économique majeure frappe notre pays, où le pouvoir d’achat des Français et, donc des Forgions, s’effondre, le maire UMP de Forges-les-Eaux, considère qu’il est pertinent d’assommer les contribuables par une fiscalité locale plus lourde !

 

La position adopté est peut être légitime, on peut également douter du bien fondé de la démarche. En tout cas, il n’est pas interdit de souligner le comportement schizophrène du député. Les habitants de Forges mais plus généralement ceux de la circonscription doivent le savoir, le discours de l’élu varie au gré des circonstances. Au niveau local, il dénonce ce qu’il vote à Paris ! A l’Assemblée Nationale, le député vote le "bouclier fiscal",  "les franchises médicales"…qu'il s'empresse aussitôt de rejetter devant la population.

 

Autre paradoxe, il est cosignataire d’une proposition de loi visant a limiter la hausse des impôts locaux[1]. Avec ce texte, les Forgions auraient pu être assurés de se voir appliquer une augmentation maximale de 5,6%[2]. Eh bien, non, ce sera…+ 23% !

 

Autrement dit, pour lui c'est plutôt : "faîtes ce que je dis non ce que je fais". Les Forgions peuvent nourrir leur réflexion, en consultant l’analyse ci-dessous :

 

http://buchy.parti-socialiste.fr/2009/03/10/le-depute-ump...

 

Enfin, la volonté de minorer ses augmentations pour les comparer aux prélèvements pratiqués à Gournay-en-Bray ou à Saint-Saëns voir du Département est un argument d’autant plus médiocre et fallacieux tant les situations sont différentes.

 

D’une part, les deux communes n’ont pas de casino pour financer leurs besoins et, encore, contrairement au maire de Forges-les-Eaux, elles n’ont pas eu a emprunter pour boucler leur budget 2007. D’autre part, c’est omettre la carence de l’Etat qui, avec le soutien de la majorité dont fait partie le député, a transférer des compétences au Conseil général, DDE, TOSS, les routes nationales... sans apporter les ressources nécessaire pour couvrir les besoins. Pour le Département, l’ardoise n’est pas anodine, il manque + 140 millions d’Euros !

 

Pour la Région, il suffit de reprendre le mot du ministre de la Relance qui avoue dans Paris-Normandie qu'ils (le gouvernement) n'ont rien inventé ou que le contrat de plan Etat -Région n'était pas financé !

 

Par conséquent, à moins de souffrir d’un Alzheimer, le député-maire démontre non seulement l’incohérence de son action mais aussi une nouvelle et brillante illustration de sa vision politicienne du débat.

 

 

 

© Jean-Marie Mendy – mars 2008