20.03.2009

Le verre...

Le Verre se fissure...

                                      où quand travailler plus devient...

 

Je l’avais dis le 11 mars, dans le commentaire intitulé : "Pétro…choc". L’annonce est désormais officielle, les salariés de la Verrerie Brosse vont connaître le chômage technique une semaine sur deux pendant…quatre mois !

 

L'ensemble du monde verrier, y compris la sous-traitance, commence à subir les effets de cette crise sans précédent. Avec le non renouvellement des contrats à durée déterminée, la fin des missions d’intérim et la mise en œuvre du chômage partiel, les salariés de la "Glass Valley" devraient connaître des jours difficiles. Qu'ils soient assuré de ma solidarité dans leur combat.

 

A cet égard, les municipalités comme la Communauté de Communes d'Aumale ont un rôle important à jouer. Pour autant, les premières doivent-elles, comme l’ont fait les élus d'Aumale en conseil municipal, jetée en pâture une société qui emploi à peu près 100 salariées sur son site ? Je ne le crois pas !

 

Il y a un moment, il faut cesser d’être autiste. La dégradation de la rue des Saules tout comme la rue Saint Pierre, la rue Nicolas Barré (rue de l'ancien Cimetière) ou de la rue de Normandie et bien d’autres d’ailleurs, ne sont pas imputable à la société Collver.

 

Au contraire, il s’agit d’un défaut d’entretien du patrimoine communal. Les habitants du canton le savent, les rues d’Aumale sont un véritable patchwork de goudron ! Aucun plan sérieux de réfection de voirie n’a été mis en œuvre par la municipalité, depuis au moins deux ou peut-être trois décennies.  Le plus surprenant, c'est que les élus semblent découvrir cet état de délabrement au travers d'une seule voie et quelle rue, celle des Saule. Ils s'occupent pourtant de la Ville depuis plus de trente ans !

 

A l’heure où la crise économique frappe durement nos entreprises et menace l'emploi. Il n'est pas très judicieux ni très malin de jeter l’opprobre encore moins de pointé du doigt une société qui, par son éthique l'essentiel de son personnel est aumalois, et en termes de revenu, constitue une richesse pour le budget de la commune. A moins de vouloir inciter Collver à s’installer ailleurs, je ne comprends pas le procédé !

 

Les salariés, les Aumaloises et Aumalois devraient apprécier la méthode  et s'interroger sûr le peu d'intérêt de la municipalité pour les questions de l'emploi, surtout en ces temps difficiles.

 

Si l'unique ambition des élus aumalois était d’occupé les sièges du Conseil, il est plus facile maintenant de comprendre l’écart entre la reprise de nos propositions, l’ordre du jour fixé et le compte-rendu du conseil municipal publié dans le Réveil du 19 mars. En réalité, depuis janvier 2009, le véritable conseil municipal se déroule à huit clos. La pratique permet de ne pas afficher publiquement les divergences et, les points de rupture de cette équipe. Telle est la conception démocratique de nos élus !

12.03.2009

Subprimes

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Subprimes : Les collectivités piégées

 

Le sujet fut évoqué à plusieurs reprises par les médias : 25 % de collectivités locales françaises ont eu recours à des financements articulés autour des fameux subprimes ou crédits à risque. Cela représenterait la bagatelle de 34 milliards d’EUR indexés sur des  ”produits structurés”.

 

Certains établissements de crédit et des banques s’étaient tout particulièrement spécialisés dans la commercialisation de ce genre de produits à l’instar de Dexia et des Caisses d’Epargne dont les déconfitures donnent un net aperçu de la véritable bombe à retardement que sont ces produits attrayants, ces derniers sont en réalité indexé sur des taux révisables articulés autour de la parité €uro/dollar. Bref, ce qui coutait hier  3 % d’intérêts pourrait bien coûter  10 à 15% aujourd’hui !

 

La commune d’Aumale est-elle concernée ? Chaque année, en avril, le conseil autorise, à l’unanimité, le Maire à solliciter un crédit de 300 000 €…à la Caisse d’Epargne. Cette ligne de crédit budgétaire a été renouvelée en juillet 2008.

 

Il faut ajouter également les deux emprunts dont les élus ont eu connaissance en novembre 2007. L’un de (420 000 €) pour la piscine et l’autre de (120 000 €) pour l’église.

 

A quel taux, pour le savoir il vous suffit de demander à consulter les conventions de prêt en mairie. Les règles de  transparence de la vie démocratique s’appliquent également à notre commune !

 © Jean-Marie MENDY mars 2009 -

11.03.2009

Emploi, le choc

Pétro…choc

 

Avec un bénéfice de quatorze milliard réalisé en France, en 2008, l’annonce est tombée comme un couperet. Total va supprimer plus de 555 emplois dont 306 postes en Seine-Maritime.  Deux sites sont concernés : Gonfreville et Notre Dame de Gravenchon, ce dernier devant fermer.

 

Autre paradoxe, les actionnaires ont décidé d’augmenter le dividende de 10% !

 

Chacun de nous peut mesurer le caractère inique de la décision. En ne répercutant pas les baisses successives du baril de pétrole à la pompe, Total améliore un bénéfice confortable pour la deuxième année consécutive. 

 

Mais, est-il admissible que Total puisse domiciliée ses cadres dans une société de droit suisse pour ne pas acquittée de cotisations sociales en France ?

 

Raisonnablement, peut-ont laissé des sociétés privés constitué des richesses,  et distribuer des bénéfices en spéculant sur des matières d’énergie ou essentielles à la vie ? 

 

Car finalement toutes ces sociétés chargées de la gestion de l’eau, de l’électricité, du gaz où d’énergie fossiles…génèrent des profits considérables. Tout cela devrait inspirer une réflexion.

 

Au-delà de cet aspect aberrant, après le séisme dans le secteur automobile et ses répliques dans la sous-traitance, la Haute-Normandie devrait acquitter un tribu conséquent dans cette crise.

 

Nos élus, tous nos élus seinomarins sans distinction doivent s’unir pour dénoncer la méthode mais aussi exiger une initiative forte du gouvernement et de l’Etat.  

 

Enfin, comme je l’ai dis dans mon édito, Aumale et son canton ne seront pas exemptée. Nous aurons également notre séisme dans la "Glass Valley". Plusieurs entreprises ressentent les effets néfastes de cet ultralibéralisme. Quoi qu’ont en dise et, indépendamment de leur activité, les commerçants perçoivent les effets de cette crise…

 

Tout cela n’est pas le fruit du hasard. On peut être pour, on peut être contre, c’est le fruit d’une politique qui privilégie l’argent sur l’homme, le capitalisme sur l’humanisme.

 

 

 

© Jean-Marie MENDY mars 2009 -